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  • : Le blog de attelage.bovins.en.charollais.over-blog.fr
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  • : L'expérience de deux passionnés d'attelages bovins en région charollaise. Du dressage des animaux à la fabrication des jougs.Calendrier des manifestations, archives photos.
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Attention:Nous migrons progressivement le site vers une nouvelle plateforme devant les difficultés d'utilisations de la nouvelle version de la plateforme que nous utilisions jusqu'à lors. Les anciens articles y seront à nouveau postés petit à petit et supprimés de notre site d'origine à mesure. Voici la nouvelle adresse: http://attelagesbovinscharollais.unblog.fr/ Nous sommes fortement désolés de ce désagrément et veuillez nous en excuser.

Merci à Maroussia Laforêt pour la relecture des articles.

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retrouvez le nouveau blog des attelages bovins d'aujourdhui

Un nouveau blog sur les attelages bovins aujourd'hui en activité en France. Carnet d'adresses des attelages, vidéos, photos 

http://attelagesbovinsdaujourdhui.unblog.fr/

retrouvez nos attelages en 2014:


. Le dimanche 3 Août à Manziat dans l'Ain à la fête du patrimoine de Manziat


Pages

bientôt en ligne

.Ferrage d'Azalée à la fête de l'âne à Baron en 2010

 


 

 



 

photothèque

Si vous connaissez des documents relatifs aux attelages bovins de la région Charollaise et Brionnaise et de ses environs, faites-les partager aux passionnés qui consultent ce blog en nous contactant (voir à gauche de la page, cliquez sur contact). Cela permettra aussi de sauvegarder ces archives.
Merci à tous 

29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:01

 

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Laurent Billoux a débardé "En Souvigne" à Baubery, des pieds de sapins Douglas en éclaircies pour faire scier des barricades et réaliser des reprises de clotûre sur l'exploitation.

En attendant un article plus détaillé, allez voir celui du site "attelages bovins d'aujourd'hui" en cliquant ici.

Merci à Marie-Françoise Augoyard pour la très belle série de photos.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:44

 

travail dubuisson 2 ok

    Toutes photos Joanny Nioulou

 

Peu de travails à ferrer restent en place en Charollais et en Brionnais. 

 Celui de la forge Dubuisson, maréchal-ferrant à Saint-Bonnet-de-Joux, trône dans la cour de la forge, au bourg depuis des décennies.

Ce doit être l'un des derniers, sinon le dernier de la région.

 Il reste une pièce unique d'un patrimoine du Charollais-Brionnais, où les attelages de bovins sont restés très majoritaires jusqu'entre les deux guerres et ont perduré jusque dans les années 1960.

Les tous derniers, à Bois-Sainte-Marie (canton de la Clayette), ont travaillé jusqu'au début des années 1980.

 Ce travail à ferrer mérite une préservation au vu de sa rareté et de l'importance qu'ont eu les attelages de bovins dans l'histoire de la région. Voici les plans et des photos de ce travail. (Cliquez sur les photos pour les agrandir)

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Vous pouvez télécharger les plans en PDF si vous voulez les imprimer, en cliquant ici.

Le travail est couvert et reste donc en bon état. Seules, les sangles de levage ne sont plus présentes en place. 

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Merci à la famille Dubuisson et à Michel Bouillot pour leur collaboration et leur aide.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 09:01

 

 

 

 

 20130111 115445

 

 

 

 

 

La manière de plier les liens des jougs (qu'on appelle plus communément plier les jougs) varie selon les régions et les personnes.


Certaines formes de jougs ont des liens qui ne sont pas fixés au joug de manière permanente. Dans ce cas les liens sont donc pliés à part du joug, en une grande boucle.


Dans le Charollais et le Brionnais, on avait plutôt l'habitude de plier les jougs très simplement en rassemblant les deux liens, en les entourant simultanément en une large boucle autour d'une des oreilles du joug et en arrêtant le tout par un tour de l'extrémité des liens autour du paquet de liens et d'une têtière.


Lors de nos rencontres avec Louis Moulignat, dès 2005, nous avons appris de lui une belle méthode de pliage "en huit", où chaque lien est plié en huit sur sa têtière respective. On peut par la même occasion, placer un coussin d'attelage (pieumet chez nous, frontiau en Bourbonnais) sous les liens à chaque têtière.

 

P1040832

Photo Philippe Griot


Pour plier, on tient le joug piqué devant soit en le retenant entre les genoux par les cordets.


On réalise un huit avec le lien entre l'oreille du joug et sa main. On forme le huit en utilisant la main gauche pour le lien de gauche et la main droite pour le lien de droite.


Le fait de lier les liens sur les jougs peut présenter l'inconvénient de faire prendre de mauvaises formes au cuir, surtout pendant une longue période d'inutilisation.

 La méthode du Charollais pourrait donc paraître plus respectueuse de l'état des liens.

 

Nous vous présentons une vidéo, qui comme pour le liage, est beaucoup plus parlante que n'importe quel discours.

 

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 09:03

 

 

 

 

 plumets vaches 2011 (70)

 

(CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR)    

 

Les coussins d'attelage appelés "pieumets" en Charollais Brionnais sont essentiels au confort de traction des animaux (voir l'article "les jougs et leurs accessoires en Charollais Brionnais").Ils sont placés sur le front de l'animal, sous le premier lien.

 

 

 

recadré pieumet

 

 


Ils peuvent être fabriqués par les bourreliers en cuir, rembourrés et cousus.

 

 

cluny 201 003

 

 

 

Dans notre région, ils étaient plutôt fabriqués par les bouviers eux-mêmes. Ils utilisaient donc les matériaux disponibles dans leur environnement. Le plus utilisé était la paille de seigle. Produite sur les exploitations, elle présente aussi l'avantage d'avoir des brins longs qui permettent une réalisation plus facile.

On a trouvé aussi des pieumets anciens en laiche, une graminé de lieux humides.

 

 

 

 

 cluny 201 073

 

pieumets anciens en laiche Saint Christophe en Brionnais

 

Jean Fournier en avait fabriqué avec son grand-père. Dans un premier temps il ne se souvenait pas de la technique. Mais après y avoir réfléchi quelque temps et après quelques essais, il nous a transmis à son tour le savoir-faire qu'il avait retrouvé.

 

 

 

 

La réalisation

 

 

étape 1

 


La première étape consiste à réaliser deux anneaux avec des brins d'environ un mètre vingt noués à leurs extrémités. Ces brins sont traditionnellement de la paille torsadée ("rôtée") en un petit boudin de deux à trois centimètres de diamètre. Ils vont servir de base de montage des pieumets.

 

 

 


grandes roues 002

 

Les deux anneaux ici montés sur un bâti miniature avec les deux boulons à la place du genoux et du pied

 

 

 

 

 

Ils sont noués en les plaçant entre le dessous du pied et le dessus du genou. On prend soin de disposer le noeud de l'un sur le genou et le noeud de l'autre sous le pied.

 


Attention à bien maintenir les anneaux l'un contre l'autre de chaque côté de la jambe comme s'ils ne formaient qu'un, afin qu'ils constituent deux axes, supports de tressage.

 

 

 

 

DSCN4961

 

montage des brins torsadés (ici en ficelle de cisal pour la démonstration) par Jean Fournier sur les anneaux de base tendus sur le genou


 

étape 2


 

 

On prépare l'un après l'autre, d'autres brins torsadés légèrement plus gros que ceux des deux anneaux (quatre à cinq centimètres) en prenant soin de mettre les pieds des épis tous du même côté.

 

 

 

Ces brins vont être tressés en huit en passant dessous/ dessus autour des anneaux de base:

 


1 on passe le premier brin torsadé en le tenant côté pieds des épis, entre les deux anneaux de base et on l'appuie sur l'anneau qui se trouve dessous, en laissant dépasser environ vingt centimètres.

 

grandes roues 003


 2 On passe une fois dessous/dessus autour du brin de l'anneau de base opposé à celui où l'on a appuyé le brin torsadé (cf étape 1)

 

 


 grandes roues 007


3 on tourne dessous/dessus autour du brin de l'anneau de base opposé (côté pieds des épis)

 

 


 4 on ressort le brin torsadé (c'est le côté épis) une dernière fois sous l'anneau de base opposé à celui sur lequel on s'est appuyé au début.

 

 

grandes roues 009

 

 

On renouvelle l'opération avec de nouveaux brins jusqu'à obtenir une largeur correspondant au front des animaux. En général, suivant la grosseur des brins torsadés, on passe huit ou neuf brins torsadés.

 

 

grandes roues 016

 

 

grandes roues 018

 


 

 DSCN4963

 

 

Les cinqs premiers brins torsadés sont passés

 

 

étape 3

 


 

     Il faut maintenant solidariser, en serrant, les brins torsadés passés entre les anneaux de base.

Le serrage s'obtient grâce aux deux anneaux de base.

 

1 On dégage du pied l'anneau qui n'a pas le noeud.


2 On dégage de la main l'anneau qui n'a pas le noeud.


3 On tire à la main sur l'anneau qu'on a dans les mains. L'autre noeud resté sous le pied bloque pour permettre le serrage. L'ensemble des brins torsadés qu'on a tressés en huit, se trouve serré en tenaille entre les deux anneaux de base.

 

 

 


 

plumets vaches 2011 (27)

 


 


 

4 L'un après l'autre, on défait les noeuds des anneaux de base et on refait un double noeud au ras des brins torsadés en les serrant au maximum.

 

 

 


 

plumets-vaches-2011--2--copie-1.jpg

 

 

 


     étape 4

 

 



 On se trouve avec un coussin qui a, d'un côté, les épis des brins torsadés qu'on vient de serrer et nouer. De l'autre, on trouve les pieds des épis des brins torsadés.

 

 

 

 plumets vaches 2011 (30)

 

 

 

 

1 La longueur qui reste des brins des anneaux de base une fois liés, est ramenée et liée avec les brins qui dépassent côté épis.


2 On peut alors lier ensemble tous les brins côté épis pour former un petit toupet. On peut aussi les partager en deux parts égales et former ainsi deux petits toupets. Il est préférable de lier avec un fil de fer fin. Il faut prendre garde de bien l'arrêter de manière à ce qu'il ne dépasse pas de partie blessante.

En liant, on donne un petit galbe au coussin avant de serrer le fil de fer qui fixera le réglage du galbe.

 

 

 


 plumets vaches 2011 (47)

 

 

 

 

 

plumets vaches 2011 (8)

 

 

 

 

 

 

plumets vaches 2011 (68)

 

 

 

 

 

plumets vaches 2011 (69)

 

 

 

 

 

3 Il reste maintenant à égaliser la longueur des brins côté pieds des épis des brins torsadés. On en profite pour régler, en tirant plus ou moins desssus, la longueur définitive des brins tressés en huit afin d'avoir une pièce harmonieuse dans sa forme.

 


 

 plumets vaches 2011 (18)

 

 

 

 

Comme les pieumets vont par deux, il faut toujours veiller à ce que les dimensions soient les même entre les deux pièces.

 

 

 

 

 

plumets vaches 2011 (73)

 

pieumets réalisés en laiche

 


 

Il faut aussi bien maintenir les torsades des brins pendant qu'on les travaille, c'est ce qui fait leur solidité.


 

On peut aussi fabriquer les pieumets en utilisant à la place de la jambe, les deux pieds d'une échelle, ou mieux un petit bâti en bois qui permet de disposer les deux anneaux de base.

 

 

 

 

 

plumets-vaches-2011--21-.jpg

 

bâti de montage en bois    

 

 

 

 

plumets vaches 2011 (22)

 

 


 

 plumets vaches 2011 (72)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 12:34




 

 

P1020036

 

 

 

      (CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR) 

 


Les méthodes de chargement traditionnelles des grumes de bois sont nombreuses:

               crics

               chèvres

               basculement des chars (déverse)

               chargement à la roule

 

Il nous arrive de réaliser des chargements à la roule.

Le principe est simple.

  On utilise un char de débardage dont les quatre roues sont plus fortes et plus basses que celles d'un char classique.

On dispose deux rondins solides sur chacune des roues d'un côté du char afin de faire une rampe de chargement.

          Si les troncs ne sont pas trop lourds, on fixe à chaque roue du côté des rondins, les extrémités d'une seule chaîne (ou corde). Celle-ci est étalée au sol afin de pouvoir placer la grume dessus en l'approchant avec les vaches à la chaîne.

 

Ensuite la corde est rabattue sur le côté opposé. 

On attelle une paire de bovins à l'extrémité de la corde ou de la chaîne afin de pouvoir hisser le tronc qui va prendre appui sur les rondins et monter sur ceux-ci en coulissant à l'intérieur de la boucle formée par la corde.

 

 

 

Chargement avec Annabelle et Azalée

 


        Si les troncs sont gros et lourds on utilise le même principe de traction mais avec une chaîne à chaque roue et une paire de bovins à chaque extrémité.

 

Au fur et à mesure du chargement, les points d'ancrages de la corde ou des chaînes sont changés afin de pouvoir hisser les dernières grumes au sommet du char.

 

Au chargement, du fait de la forme irrégulière des bois, il faut compenser l'avancement irrégulier du tronc sur les rondins en dirigeant l'attelage du côté opposé au côté de la grume qui monte le moins vite.

 

Pour le déchargement des grumes de tailles raisonnables nous pratiquons l'opération inverse en ajoutant simplement des cales entre la grume et les traverses avant et arrière du char afin de faciliter le roulement jusqu'à la roue.

 


 

 

déchargement avec Annabelle et Azalée

 


Au cours des chargements de grumes, quelle que soit la méthode employée, le matériel subit de fortes contraintes et souffre énormément.

Il faut arrêter de tirer dès que la grume est sur le char sinon, on lève, et au pire, on verse le char.

Le char que nous utilisons vient de la commune de Varennes sous Dun et a été refait par nos soins (aiguille ferrée, bras de mécanique, coulisse de train avant).

 

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Notre expérience en la matière est bien modeste, mais elle permet cependant de montrer au public le chargement de lourdes grumes sans grues ni fourches de tracteurs.


 


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